Depuis plus de dix ans, une émission de télévision s’est imposée comme un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de la gastronomie française : Très Très Bon, diffusée sur Paris Première. Derrière son ton décontracté et ses reportages gourmands se cache une véritable photographie du secteur alimentaire hexagonal — restaurateurs, artisans, producteurs, cavistes, boulangers, chocolatiers. Pour les professionnels de la filière agroalimentaire, ce programme n’est pas qu’un simple divertissement culinaire : c’est aussi un formidable indicateur des tendances de consommation, des attentes des Français et de la vitalité des terroirs. Décryptage.
Qu’est-ce que Très Très Bon ? Présentation de l’émission
Très Très Bon (souvent abrégée « TTB ») est un magazine culinaire hebdomadaire diffusé sur la chaîne Paris Première, filiale du Groupe M6. L’émission est conçue par le journaliste et critique gastronomique François-Régis Gaudry, figure bien connue des amateurs de bonne chère, également animateur de l’émission radio “On va déguster” sur France Inter.
Le principe est simple mais efficace : chaque semaine, une équipe de chroniqueurs et chroniqueuses passionnés part à la découverte des bonnes adresses gourmandes d’un quartier, d’une ville ou d’une région. L’émission ratisse large, sans exclusive ni snobisme : des tables gastronomiques aux simples bistrots de quartier, en passant par la cuisine asiatique, africaine, mexicaine ou américaine, sans oublier les artisans boulangers, chocolatiers et cavistes.
Ce format volontairement généraliste permet à Très Très Bon de couvrir l’ensemble de l’écosystème alimentaire français, du petit producteur local aux grandes maisons étoilées, en passant par les circuits courts et la restauration rapide de qualité.
Une équipe de chroniqueurs spécialisés
La force de l’émission repose sur une bande de chroniqueurs, chacun expert dans son domaine. Parmi les figures historiques du programme, on retrouve Mina Soundiram, spécialiste de la street food, et Elvira Masson, en charge de la rubrique gastronomie durable. Valentine Oudard, journaliste, s’occupe de l’univers sucré et de la pâtisserie, tandis que Frédérick Ernestine Grasser Hermé (FeGH), auteure et journaliste culinaire, apporte son expertise technique.
Côté vin et spiritueux, Gwilherm de Cerval anime la rubrique œnologie, surnommée le “jeu de quilles”, quand Jordan Moilim et Antony Cointre, ancien comédien reconverti en cuisinier, complètent l’équipe. Cette diversité de profils — journalistes, sommeliers, cuisiniers de formation — permet à l’émission d’aborder chaque sujet avec un regard à la fois professionnel et accessible, un équilibre que recherchent également de nombreux acteurs de la communication food en B2B.
Une émission née d’une caméra cachée
L’histoire de Très Très Bon est révélatrice de l’évolution du genre du reportage gastronomique à la télévision française. Le tout premier tournage s’est fait avec une caméra cachée, au restaurant Saturne, dans le 2e arrondissement de Paris. Depuis, le format s’est professionnalisé et étoffé, tout en conservant cet esprit d’immersion directe dans les cuisines et sur le terrain, loin des codes plus formatés d’autres émissions culinaires.
Un format qui colle aux réalités du secteur alimentaire
Ce qui distingue Très Très Bon d’autres programmes culinaires, c’est son ancrage territorial et sectoriel. L’émission s’intéresse à la gastronomie française et à la manière dont elle est pratiquée dans les restaurants, avec François-Régis Gaudry qui traverse la France pour présenter les établissements à ne pas manquer. Chaque numéro propose également un dossier thématique permettant de savoir, par exemple, où déguster la meilleure pizza de Paris ou la meilleure bouillabaisse du bassin méditerranéen.
Cette logique de classement thématique — la meilleure adresse pour tel ou tel produit — participe directement à la mise en lumière des professionnels du secteur : restaurateurs indépendants, artisans des métiers de bouche, producteurs locaux. Pour un réseau professionnel dédié à l’alimentaire et à l’agroalimentaire, cette approche illustre parfaitement l’importance de la visibilité et du référencement des acteurs de terrain, qu’ils soient repérés par la presse spécialisée, les guides gastronomiques ou, de plus en plus, par les plateformes numériques B2B.
Le volet œnologie et le rôle des cavistes
Qui dit gastronomie dit vin : l’émission propose une rubrique œnologie dédiée aux accords mets et vins, qui met en avant le travail des vignerons, des cavistes et des sommeliers. Ce volet rappelle à quel point la filière viti-vinicole reste un pilier de l’agroalimentaire français, et combien les circuits de distribution — cavistes indépendants, brasseries artisanales, plateformes de vente directe — sont scrutés par les téléspectateurs comme par les professionnels du secteur.
Le tour de France estival : mettre en valeur les terroirs
Chaque été, l’émission change de décor avec son opération “Très Très Bon refait son Tour de France”. Le magazine quitte alors Paris pour prendre la route des plus belles destinations gourmandes françaises, avec des étapes qui varient chaque saison. L’émission part à la rencontre de celles et ceux qui font vivre les terroirs : producteurs, artisans, chefs, commerçants et passionnés de cuisine locale, racontant ainsi la France par ses produits, ses marchés, ses tables et ses habitudes culinaires, loin d’un simple guide touristique.
Ce format itinérant est particulièrement intéressant pour les acteurs de l’agroalimentaire régional. Il démontre, saison après saison, l’appétence du grand public pour les circuits courts, les produits de terroir et la traçabilité — des enjeux que l’on retrouve au cœur des préoccupations de nombreuses entreprises référencées sur les annuaires professionnels du secteur.
Pourquoi cette émission intéresse les professionnels de l’alimentaire et de l’agroalimentaire
1. Un baromètre des tendances de consommation
Année après année, les sujets traités par Très Très Bon reflètent les évolutions du marché alimentaire français : montée en puissance de la street food, structuration de la gastronomie durable, engouement autour de certains produits emblématiques comme le burger ou le flan. L’émission a par exemple consacré un numéro entier à l’histoire du burger, rappelant que ce produit, né au XIXe siècle aux États-Unis, s’est aujourd’hui largement « embourgeoisé » dans les cartes des restaurants français — un signal fort pour les industriels de la restauration hors domicile et les fournisseurs de matières premières.
De la même manière, un format dédié à la « passion du flan » a mis en scène des experts pâtissiers et artisans venus défendre leur vision du dessert parfait, illustrant l’appétit des Français pour les compétitions culinaires autour de produits patrimoniaux — une dynamique que l’on retrouve aussi dans les concours professionnels organisés par les fédérations du secteur.
2. Une vitrine pour les métiers de bouche
Boulangers, chocolatiers, pâtissiers, bouchers, cavistes, restaurateurs : tous les métiers de l’alimentation trouvent leur place à l’antenne. Cette exposition médiatique participe à la valorisation de savoir-faire parfois méconnus du grand public, comme la découpe d’une tête de veau, la cuisson d’une poularde en vessie ou la maîtrise du couteau à filet de sole — autant de gestes techniques rarement montrés ailleurs qu’en formation professionnelle.
Pour les entreprises de l’agroalimentaire, qu’il s’agisse de fabricants, de grossistes ou de prestataires en équipement de cuisine, ces contenus constituent un rappel utile : la technicité et l’expertise des métiers de bouche restent un argument de différenciation fort, aussi bien en B2C qu’en B2B.
3. Le sujet de la gastronomie durable, un enjeu central
La présence d’une chroniqueuse dédiée à la gastronomie durable au sein de l’équipe n’est pas anodine. Elle traduit une tendance de fond du secteur : les consommateurs, tout comme les professionnels, sont de plus en plus attentifs aux questions de saisonnalité, d’approvisionnement responsable, de lutte contre le gaspillage alimentaire et de juste rémunération des producteurs. Ces thématiques, largement traitées par la presse spécialisée et les organismes professionnels, rejoignent les priorités affichées par de nombreuses entreprises de l’agroalimentaire engagées dans une démarche RSE.
Où et quand regarder Très Très Bon ?
L’émission est diffusée sur Paris Première, généralement le week-end. À titre d’exemple, elle a été programmée un dimanche à 12h35 pour un format classique de 30 minutes, avant de basculer, l’été venu, sur un créneau du samedi à 20h00 pour son opération Tour de France. Les horaires pouvant évoluer d’une saison à l’autre, il est recommandé de consulter directement les grilles de programmes de la chaîne ou le site officiel de l’émission pour connaître la diffusion en cours.
Pour les personnes n’ayant pas accès à Paris Première en direct, l’ensemble des reportages reste disponible en replay, ce qui permet aux professionnels du secteur de suivre les sujets qui les concernent directement, sans contrainte d’horaire — un format de consommation qui, lui aussi, reflète les habitudes actuelles du public envers les contenus culinaires.
Ce que les entreprises de l’agroalimentaire peuvent retenir de ce format médiatique
Au-delà du simple divertissement, Très Très Bon offre plusieurs enseignements utiles aux professionnels qui évoluent dans l’alimentaire et l’agroalimentaire.
La proximité comme facteur de succès. Le ton employé par François-Régis Gaudry et son équipe repose sur la sincérité et l’enthousiasme, loin des discours trop institutionnels. Cette approche rappelle à quel point la communication autour des produits alimentaires gagne à être incarnée, humaine et ancrée dans le réel.
La diversité des circuits de distribution mise en avant. Restaurants gastronomiques, bouis-bouis, marchés, cavistes, artisans : l’émission ne hiérarchise pas les circuits mais valorise chacun selon sa spécificité. Une logique que l’on retrouve dans la structuration des filières agroalimentaires, où grande distribution, vente directe et restauration hors domicile coexistent et se complètent.
L’importance du storytelling produit. Chaque reportage raconte une histoire : celle d’un producteur, d’un chef, d’un savoir-faire transmis. Pour les entreprises du secteur, qu’elles soient productrices, transformatrices ou distributrices, cette capacité à raconter l’origine et la fabrication d’un produit reste un levier de différenciation majeur sur un marché de plus en plus concurrentiel.
La valorisation des terroirs régionaux. Le format itinérant estival de l’émission illustre l’attractivité durable des produits de terroir auprès du grand public, un signal positif pour l’ensemble des filières régionales de l’agroalimentaire français, des producteurs aux transformateurs locaux.
En résumé
Très Très Bon s’est imposée, au fil des saisons, comme une référence du paysage audiovisuel culinaire français. Portée par une équipe de chroniqueurs passionnés — de la spécialiste street food à l’expert en accords mets-vins — l’émission continue d’explorer, semaine après semaine, la richesse et la diversité de la gastronomie hexagonale, des tables étoilées aux petites adresses de quartier.
Pour les professionnels de l’alimentaire et de l’agroalimentaire, ce programme dépasse le simple cadre du divertissement : il constitue un miroir des tendances de consommation, un espace de valorisation des métiers de bouche et un rappel constant de l’attachement des Français à leur patrimoine gastronomique. Autant d’éléments qui font écho aux enjeux quotidiens des entreprises référencées sur les réseaux professionnels du secteur, à la recherche de visibilité, de nouveaux partenariats et de mise en avant de leur savoir-faire.
Informations complémentaires
Site internet : http://trestresbon.fr/
Zone géographique : FRANCE

